UNE HISTOIRE DE FAMILLES
DEPUIS 1798
L’actuel Château Toulouze est issu du grand domaine du Château de Vayres. À la suite des réaménagements fonciers qui ont suivi la Révolution française, le domaine a été divisé et une partie de celui-ci est devenue le Château Toulouze, propriété de 60 hectares acquise par monsieur Régade, notaire.
Aux XVIIIe et XIXe siècles, l’organisation actuelle de la production de vin et les appellations n’existent pas encore. Mais, étant considérés comme les « seconds vins de Pomerol », les vins du domaine ont déjà un niveau de qualité reconnu. Les toutes premières éditions du Féret mentionnent d’ailleurs la qualité du terroir du Château en partie grâce aux sols qui contiennent de l’oxyde de fer et qui distinguent les vins de la propriété.
Au gré des successions, le domaine passe de 60 à 30 hectares. Dans les années 1970, Alain Cailley, banquier parisien, reprend le domaine qui est alors voué à l’élevage et ne produit presque plus de vin. Après mai 1968, ce retour aux sources est vécu comme une tentative de vivre un idéal, de concrétiser un rêve et de réaliser une passion. Il rachète le domaine avec son frère, Yvon Cailley, et y effectue un grand travail qualitatif. Fidèle à son engagement de départ, il refusera deux fois l’agrément qui, selon lui, uniformise la production locale et la dévalorise. Il construit ainsi une très belle distribution qualitative : du palais de l’Élysée aux prestigieux restaurants parisiens, en passant par les boutiques franches (duty-free) ou les grands marchés importateurs de vin.
Toulouse ou Toulouze ?
Les documents les plus anciens orthographient le nom de la propriété avec un « s » (comme la ville de Toulouse), mais certaines archives locales le mentionnent avec un « z ». C’est Alain Cailley qui a imposé l’orthographe actuelle de la propriété, pour éviter définitivement les confusions avec la ville et pour mettre en valeur les particularités patronymiques régionales.
N’ayant pas de descendants, les frères Cailley cèdent le Château à une nouvelle famille qui souhaite avant tout poursuivre l’aventure engagée depuis 1798. Ayant créé des liens forts avec la famille Cailley, les nouveaux propriétaires ont le désir de prolonger l’histoire afin de participer au développement de la tradition et de l’art de vivre à la française à travers le monde. Passionnés, ils ne partent pas d’une page blanche, mais veulent écrire la suite de cette belle odyssée naturelle et humaine…
Après avoir modernisé l’outil de production, ils ont entamé la réhabilitation de la chartreuse en vue d’en faire un espace de réception aussi bien familial ou amical qu’à l’intention des clients du Château. L’élégante demeure, bordée de plans d’eau et dotée d’un parc aux essences rares, participera au rayonnement de cet art de vivre à la française auquel ils sont très attachés.